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mardi 23 août 2016

Projet Diorama 1/72ème, Château Cathare de Termes, Aude.

Fraîchement revenu de vacances audoises, je suis de nouveau pris d'une grosse envie de diorama.

J' ai eu l'occasion de visiter plusieurs monuments Cathares ce mois d'août. Les abbayes de Fontfroide et Lagrasse, les châteaux de Termes, Villerouge Termenès, Aguilar et Carcassonne. De vrais belles découvertes dans des décors naturels de toute beautés.

En plein coeur de ce pays Cathare, en visitant ces magnifiques vestiges de châteaux, l'idée dans ma tête, de représenter un château au 1/72ème, a germer. Elle a germée et fait son bonhomme de chemin. J' ai choisi celui de Termes, qui se trouve dans l' Aude, pour son incroyable histoire, sa réputation de citadelle imprenable, et pour la célébrité de ses seigneurs de l'époque.
Je suis donc allé fort logiquement sur le site officiel du château, je vous mets le lien en fin d'article.*

Ce site est superbement fait, on y apprend des tonnes d'information, sur l' existence du château, sur les seigneurs qui ont arpentés ces remparts, et sur son siège de 1210 par Simon de Montfort pendant la croisade contre les albigeois (autre nom pour désigner l'extermination des Cathares).
Après avoir parcouru le site, à l'aide du code obtenu pendant ma visite sur place, j'ai accès à l'interprétation 3D du château tel qui devait être à l'époque royale, c'est à dire un peu plus tard que pendant les croisades punitives contre le catharisme et le fameux siège de 1210.

Une fois le code rentré, je visite le château en 3D, en ayant accès à plusieurs points stratégiques, apportant différentes vues de la citadelle. Là encore, c'est superbe.
Grâce a cette visite 3D, je finis de me convaincre, ce projet va voir le jour.

Sur la toile, je trouve également plusieurs plans du château, dont un avec une échelle. Je l'imprime et convertis toutes les mesures au 1/72ème. Et là, je me rend compte, que, ça va être assez grand comme diorama. Mais qu'importe.


La photo ci dessus est volontairement prise d'un peu loin.

Pour finir, pas plus tard qu'hier, je prends contact avec l'équipe du château pour obtenir le plus de renseignements possible. J'ai eu une réponse dès hier soir, très positive, donc à suivre.

Je suis à la fois éxcité par ce challenge et quelques peu effrayé aussi. Il faudra des mois de travail pour arriver à quelque chose d'assez fidèle à l'interprétation 3D. N'ayant aucun délai à respecter, simplement le plaisir de faire ce diorama du mieux possible, je ne me mets aucune pression.
Voilà, le projet est lancé, a chaque étape, je ferais un article illustré de texte, documents et photos bien sur.
A très bientôt, bye !

* www.chateau-termes.com/

lundi 1 août 2016

BIBRACTE.

Par cette belle journée d'été, je vous fais partager dans cet article, ma visite à Bibracte, toute fraîche, plus qu'elle date d'hier.

Bibracte, c'est un site historique de l'antiquité, qui abrite les vestiges du plus grand oppidum celte gaulois du peuple des Eduens, ainsi qu'un musée magnifique, avec les découvertes faites sur le périmètre.
Bibracte est situé sur le superbe site du Mont-Beuvray, sur la commune de Saint-léger-sous-Beuvray, en Saône-et-Loire (71), en plein cœur du Morvan.


En arrivant ...


Après avoir garé les voitures, première surprise, tous les parkings sont pleins !!! J'étais loin de me douter que cet endroit avait autant de succès ! Comme quoi, l'histoire draine encore un peu de monde.
Après un déjeuner bien apprécié, nous prenons la navette gratuite, qui nous montes jusqu'en limite des remparts intérieurs et extérieurs, ils se rejoignent à ce niveau de l'oppidum. Et oui, il y avait une autre ceinture de rempart bien plus large et qui englobait une surface assez grande, au total 5,2 km de rempart en pierre.


En descendant de la navette, nous trouvons un petit plan topographique de l'oppidum.

Nous sommes à l'endroit ou se terminait les remparts intérieurs, au plus haut en altitude. Un petit monument nous attends :


Hommage à l'homme qui a découvert Bibracte, Georges Bulliot.




Un plan de l'oppidum.



Bien entendu, cette ville gauloise était bâtie de façon à dominer les environs, on comprend mieux en voyant les photos suivantes, que les habitants de Bibracte à l'époque, voyaient venir de loin une probable invasion. 


D'ici, on peut voir les villes suivantes, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Gueugnon ...


Lyon, Digoin, Autun ...


Même le Mont-Blanc par temps clair.

Petit arrêt à la chapelle Saint-Martin, qui se trouve au même niveau :


A chaque vestige, nous trouvons ce genre de panneaux explicatifs.





Après avoir admirer ces vues magnifiques, nous attaquons la descente, en direction de la porte de l'oppidum. Au fil de cette descente à travers des chemins boisés ou à découvert (plusieurs choix possible), nous allons découvrir les vestiges à ce jour, trouvés et, mis à jour pour les visiteurs.


Première trouvaille sur notre route, une maison aristocratique gallo romaine.




Ici, les délimitations de l'habitation, avec les différentes pièces.


L'habitation couvrait une surface de 3800 mètre carré.



Ce qu'était cet ensemble à l'époque.

Cet édifice avait vu le jour après la conquête de Bibracte par les romains. Ces derniers se mirent à bâtir à Bibracte suivant leurs plans et leurs ingénieries.

On dit que certains notables Celtes de Bibracte furent fait citoyens de Rome à ce moment là.








Je décide de rentrer à l'intérieur de la petite maison au toit de chaume, j'y découvre quelques lithographies accrochées au mur :



Décidemment, ils sont partout ceux là ... lol


On apprend ici, que cette petit maison servait à l'époque de la découverte de la domus, de gîte au chercheurs.


Après la visite de la domus, nous continuons notre marche et arrivons peu de temps après au parc à chevaux :








Il faut savoir que sur ce site de Bibracte, les recherches sont perpétuelles, à tout endroit, on distingue de nouvelles zones déboisés, de nouveaux piquetages, et autres balisages qui annoncent de prochaine découvertes pour la capitale des Eduens !

Voici maintenant la cave en bois, le bois était un matériau très très utilisé à cette époque, chaque essence de bois avaient une utilité bien précise.








Nous continuons notre marche visite, sur ces terres bénies foulées par nos glorieux ancêtres, les gaulois.
Puis, après quelques centaines de mètres, je me trouve non loin d'un petit groupe de visiteurs, formant un demi cercle autour d'un guide, qui leurs explique des choses très intéressantes ...
Nous n'avons pas choisis la formule " visite guidée ", car le tarif n'est pas tout à fait le même.
Mais qu'importe, le guide m'apprend donc, que face à moi en contrebas de ce terrain vaste, les Celtes de Bibracte avaient à leurs dispositions une mine d'or et de cuivre. Peut être la raison de la construction de cet oppidum à cet endroit là. Effectivement, il a été trouvé de très nombreux objets en or sur le site. Mais il y avait également de l'argent. Bibracte et ses habitants étaient donc fort riche.
Certains historiens n'hésite pas à avancer que les empereurs romains qui se sont succéder, ont envahis la Gaule, bien motivé par la possibilité de s'enrichir à outrance afin de financer leurs rêve de grandeur.








La descente touche pratiquement à sa fin, puisque nous arrivons devant la grande porte de l'oppidum, début des remparts intérieurs de la cité : La porte du Rebout.










Ensuite, petite explication sur les remparts extérieurs :







Voilà, depuis le début de notre marche de la chapelle Saint-Martin, nous avons fait que descendre, pour finir au pieds de l'emplacement du début des remparts extérieurs. L'oppidum faisant une boucle, il y a donc une moitié complète que nous n'avons vue. Ca sera pour une prochaine fois, c'est sur.

Tout à fait en bas, nous arrivons en vu du musée ...



Nous terminons donc par la visite de celui ci :


L'entrée ...

J'ai pris des photos de certains objets de la vie de tous les jours à Bibracte. Des dioramas, des armes et de casques, et bien d'autres choses encore, je vous laisse les découvrir ici :


Les restes d'un bouclier.


Diorama d'une ferme gauloise de Bibracte.



Outils fermiers.



Diorama d'une mine Celte.



Maquette en bois d'une porte d'oppidum.


Epée ...


Casque celte.



Monnaies celte et romaine



Amphore.


Diorama d'un atelier de forgeron.




Pour finir, sachez que dans cet oppidum de Bibracte, la population au plus fort était d'environ 10 000 personnes. 
La population à l'époque se mesurait en nombre de feux. A Bibracte, on comptabilisait plus de 1200 feux, ce qui correspondait à peu prêt à 10 000 habitants.

En conclusion, si vous passez dans le coin, ne vous privez pas d'aller voir Bibracte, ça mérite d'être fait une fois !